26.11.2008

Dur dur la reprise

Après une vraie coupure qui m’a fait du bien, j’ai repris réellement l’entraînement il y a un peu plus d’une semaine. Je sors d’ailleurs de mon premier stage avec la formation Agritubel version 2009. Nous n’avons pas roulé, le stage à Autrans ayant juste pour but de resserrer les liens entre les coureurs et notamment intégrer les nouveaux. J’ai ainsi pu faire plus amplement connaissance avec Sylvain Calzati ou encore Yoann Le Boulanger et je pense qu’ils ne vont avoir aucune difficulté à se fondre dans l’effectif car ils rentrent parfaitement dans l’esprit de l’équipe.

Cette semaine, je vais rester du côté de Brive afin de me reposer car la reprise de l'entraînement n’est jamais quelque chose de facile. Mais j’ai quand même prévu deux sorties pour tourner les jambes. J’enchaînerai ensuite avec 15 jours d’entraînement sur la Côte d’Azur. A la mi-décembre, je partirai à Loudun dans la Nièvre pour faire le deuxième stage avec toute l’équipe. Je ne connais pas encore mon programme pour l’année prochaine mais j’aimerais disputer le Grand Prix de la Marseillaise et l’Etoile de Bessèges, puis faire le Tour du Haut Var. Enfin, j’ai le Het Volk en tête car je n’ai jamais participé à cette course.

Dans le numéro de Vélo Magazine du mois de novembre, vous êtes peut-être tombés sur mon article. Je dois avouer que cette première expérience en tant que journaliste a été un vrai plaisir pour moi, d’autant que mon article n’a subi pratiquement aucune modification. Pour l’anecdote, je l’ai écrit un soir lorsque j’étais malade (mes derniers analyses indiquent qu'il reste encore des traces de ma toxoplasmose mais que je suis sur la bonne voie). Comme quoi, l’inspiration ne dépend pas du niveau de forme ! Dans mon entourage, ce numéro a reçu un certain succès. Personnellement, je trouve ça bien que l’on donne la parole aux coureurs. Cela permet de voir que nous ne sommes pas que des cyclistes professionnels.

03.10.2008

Saison terminée

Alors que je devais participer à Paris-Bourges et Paris-Tours, j’ai pris la décision d’arrêter ma saison car je n’ai pas réussi à retrouver de bonnes sensations à l’entraînement et je suis très fatigué. De plus, certains coureurs de l’équipe n’ont pas de contrat pour l’année prochaine et sont très motivés pour participer à ces courses.

Ma dernière course en 2008 aura donc été le Tour de la Somme où j’ai été contraint à l’abandon. Je n’avais déjà pas de très bonnes sensations là-bas. Je me suis retrouvé dans un peloton, derrière, où quasiment tout le monde a mis la flèche. Il y a également eu la déception de ne pas être sélectionné pour les mondiaux qui n’a pas arrangé les choses.

J’avais prévu d’enchaîner avec le GP d’Isbergues mais j’ai préféré laisser ma place à Jimmy Casper qui, pour son retour après un mois et demi sans compétition pour les raisons que vous savez, était bien mieux en jambes que moi.

Avant ces deux courses françaises, j’avais remis mon titre en jeu sur le Tour de Grande-Bretagne. Je n’étais pas dans une aussi bonne condition physique que l’an passé. Heureusement, le maillot de leader du classement général est resté dans l’escarcelle de l’équipe. La course a toutefois été assez sympa à vivre. Le deuxième jour, une échappée fleuve est parvenue à ses fins et a vu la victoire d’Emilien-Benoît Bergès devant Geoffroy Lequatre. Le lendemain, Emilien a crevé deux fois et a dû céder le leadership de l’épreuve à Geoffroy. L’équipe a su être très soudée et forte pour conserver cette tunique jusqu’au bout. Je crois que c’est la première fois qu’Agritubel a réussi à contrôler une course de cette manière. Pour ma part, j’ai découvert le travail d’équipier avec un certain plaisir. Et puis, l’équipe a si souvent roulé pour moi que je leur devais bien ça. En tout cas, j’ai terminé l’épreuve complètement « mort ».

Même si je n’ai pas été sélectionné pour les championnats du monde, j’ai regardé la course à la télévision. Les Français m’ont donné l’impression d’avoir le niveau. Après, l’équipe italienne a bien brouillé les cartes, ce qui a notamment piégé beaucoup de favoris ainsi que Sylvain Chavanel. J’ai trouvé mes coéquipiers Geoffroy Lequatre et Nicolas Vogondy très offensifs. Nico avait notamment l’air très costaud mais il n’est pas sorti au bon moment. Il m’a vraiment surpris. Je ne pensais pas qu’il allait être dans une telle forme en cette fin de saison.

En ce moment, je me repose à Brive mais je vais rejoindre Fréjus dans peu de temps car il y fait encore beau. Je pourrais peut-être même me baigner dans la mer une dernière fois avant que l’eau ne devienne vraiment trop froide. Je pense également aller faire un tour au Roc d’Azur car il y a toujours pas mal d’animations là-bas. Ensuite, j’irai à Lignières dans le Loire-et-Cher afin de participer à la gentleman qui porte mon nom (et celui de mon frère) le 25 octobre.

03.09.2008

Battre Cavendish

La forme est au rendez-vous en ce moment. Je sors de la Classique de l’Indre où j’ai pris une excellente troisième place. J’ai eu de très bonnes sensations durant la course. Les trois échappés du jour ont été repris un peu trop tôt et du coup, des attaques ont de nouveau eu lieu en tête du peloton. Ce sont d’abord les Française des Jeux qui ont secoué le peloton, ce qui était un peu surprenant alors qu’ils pouvaient compter sur leur sprinteur Hutarovich qui a notamment brillé sur le Tour de Burgos. Au final, un groupe de 8-9 coureurs a bien émergé et j’ai même pensé à un moment qu’ils pourraient aller au bout. Cela ne me posait d’ailleurs aucun problème puisque mon équipe était representée à l’avant par Nicolas Vogondy qui avait toutes ses chances. Malheureusement, pour eux, les FdJeux avaient raté le bon coup et ont donc roulé à bloc pour revenir sur eux et finalement les reprendre non loin de l’arrivée.

Dans le virage situé à 1,5 kilomètres du but, j’étais placé aux alentours de la 20-30eme position. J’étais en position d’attente et j’observais bien tout ce qui se passait autour de moi. Dans la ligne droite finale, le vent soufflait de face. Il fallait donc se protéger un maximun avant de déclencher le sprint. C’est pour cela que nous ne nous sommes pas affolés lorsqu’un coureur de Katyusha est sorti après la flamme rouge. Ensuite, mon équipier Anthony Ravard a lancé le sprint et j’étais bien placé derrière lui. Il ne m’a toutefois pas emmené car l’on avait précédemment convenu ensemble que chacun jouerait son va-tout, car nous étions tous les deux en forme. J’avais mis tout à droite (53x11) et j’étais prêt à gicler aux 150 mètres mais il m’a un peu coincé dans les barrières. Je lui ai crié de rester à droite mais il ne m’a pas entendu. De toute façon, cela n’a aucune importance puisqu’il a gagné et que je fais trois. Et je suis toujours content si un de mes équipiers s’impose. De plus, mettre deux Agritubel sur le podium de la course est quelque chose de très positif pour l’équipe.

Désormais, je me prépare tranquillement au Tour de Grande-Bretagne. Lundi, je suis resté au repos avant de rouler 80 kilomètres mardi. Aujourd’hui, j’ai de nouveau fait un break. Jeudi, je vais essayer de faire une sortie de 120 kilomètres avec beaucoup de rythme. Puis, je ferais sans doute une sortie de récupération vendredi, avant de partir pour l’Angleterre où j’ai gagné le classement final l’an passé. Cette saison, je vais là-bas surtout dans le but de remporter une victoire d’étape, ce qui ne sera pas chose aisée puisque Mark Cavendish sera présent et qu’il semble très en forme en ce moment. Si j’arrive à le battre au moins une fois, cela me fera beaucoup de bien au moral. Mais il connaît bien les routes et a dû reconnaître les étapes, ce qui n’est pas mon cas même si j’étudierais de près le book avant chaque départ. Si je ne parviens pas à le dominer et que je suis régulièrement bien placé, je jouerais peut-être le général.